LA SWEET :ok:

J’ai donc pris le train très vite, j’étais stréssé parce que je voulais vraiment que ça se passe bien et que mes arguments suffisent à les convaincre.

On en a finalement parlé le soir, à table. Mon grand frère était là mais je ne comptais pas sur lui pour m’aider.

On a donc commencé à en parler calmement même si mon père était très vite à cran. Je leur ai parlé d’elle, je leur ai même montré une photo.

Mais c’est vite parti en couilles. Mon père, comme prévu, s’est énervé et me disait que “Ca n’avait aucun sens” que j’étais “bête de dépenser de l’argent pour ça”, que je ferais mieux de “faire de vraies rencontres” etc… http://image.noelshack.com/fichiers/2016/50/1482027315-perplexe.png

Ca commencait tout doucement à m’énerver mais je restais calme.

Sauf quand ma mère a commencé à changer d’avis. http://image.noelshack.com/fichiers/2016/39/1474977832-sadchanclaloop.gif

Elle s’est ralliée à mon père me disant que “c’était trop tôt”, que “ça coûtait cher” que j’étais “trop jeune” et que “de toute façon j’avais le permis à passer”.

Ils ne m’écoutaient pas. J’avais des arguments, j’essayait de parler posément mais j’arrivais de moins en moins. Ils ne me comprennaient pas et ne cherchaient pas à le faire. Je devenais de plus en plus aggressif et j’avais juste envie de les frapper à chaque nouvelle phrase qu’ils me sortaient. http://image.noelshack.com/fichiers/2016/30/1469541957-risitas198.png

Et là, mon père me sort :

“De toute façon, excuse-moi de te dire ça, mais ta copine là ça a pas l’air d’être une lumière, tu arriveras à rien avec elle.”

Mais.

Ta gueule ? http://image.noelshack.com/fichiers/2017/14/1491249193-risitasg16462.png

Comment tu peux te permettre de parler d’elle comme ça ? Pourquoi t’es aussi borné ? Pourquoi tu te mêles de mes relations ? J’ai dit quelque chose à Maman quand je t’ai vu avec ta collègue de bureau ? Non alors juste, ferme ta gueule. Parle encore une fois d’elle comme ça.

Juste une fois.

A ce moment-là, j’ai pété un câble. Je ressentais tellement ce besoin de la voir et une force invisible me disait que je devais être là-bas, que ma vie n’allait se développer qu’en allant là bas.

J’ai commencé à crier, j’en avais mal au ventre, au cœur et à la gorge. Je ressentais tellement de colère, j’avais jamais ressenti ça et depuis ce jour je ne l’ai plus jamais ressenti comme ça.

J’étais à deux doigts de pleurer. C’est tellement frustrant quand ceux qui sont censés veiller à ce que vous ayez la meilleure vie possible ne vous comprennent pas. C’est horriblement frustrant, et je ne pouvais rien faire contre ça.

Ils ne comprenaient pas que j’étais amoureux. Car oui, j’étais amoureux, et j’en étais certain.

Et là, miracle. Alors que j’allais péter les plombs et insulter tout le monde en me cassant, mon frère se redresse et dit à mes parents “Bah laissez le faire. Si il a envie et besoin d’y aller laissez-le faire, moi je le laisserais aller, ça sert à rien de le retenir.”

Mon Dieu. http://image.noelshack.com/fichiers/2016/38/1474490235-risitas434.png

Il avait rien dit de toute la discussion, il ne prenait jamais parti et là il me soutenait, je l’ai regardé la bouche entrouverte et les yeux pétillants.
A cette phrase, mes parents arrêterent de crier et dirent.

“Bon bah c’est bon vas-y. On s’en fout si ça se passe mal on t’aura prévenu.” http://image.noelshack.com/fichiers/2017/02/1484173541-cc-risitas596.png

Lue comme ça, la phrase a l’air gentille mais ils l’ont dite avec tellement de dédain, tellement de haine dans la voix, avec une attitude complètement je-m’en-foutiste et ce geste de la main qui balaye l’air qui veut bien dire “j’en ai rien à foutre”.

J’ai regardé mon frère, les yeux embués de larmes et le sourire en coin. Mon visage était mélangé entre la tristesse, la colère, la joie et le soulagement.

Je le regarde dans les yeux et je lui dis juste un mot : Merci http://image.noelshack.com/fichiers/2016/30/1469541959-risitas206.png

Mais je lui ai dit de la manière la plus sincère au monde, à ce moment-là j’ai compris à quel point parfois, un frère pouvait être important.

Je suis sorti de table tout de suite en courant, hâtif d’annoncer la nouvelle à Ellyn.

Je lui envoie tout de suite un message.

“Après moult discussions, le conseil parental a décidé d’accepter ma demande et de me laisser me rendre à [nom de la ville] afin de voir mademoiselle Ellyn.”

Elle me répond tout de suite.

C’est vrai ?? Omg je suis trop heureuse !! On va enfin se voir, chéri !!”

Attend.

“Chéri” ?