CHAPITRE 1 : La route vers le bac

Mardi 2 Septembre. Vous avez passé vos vacances sur votre ordinateur comme toutes les autres fois, du moins lorsque vos parents ne vous éloignaient pas de votre appartement nantais en vous emmenant dans le sud, où le soleil brille beaucoup trop fort pour votre peau de fragile ne sortant jamais de chez lui. Vous êtes Célestin, vivant à Nantes depuis sa tendre enfance et vous commencez vos études pour obtenir le BAC, la clé de votre indépendance, ce que désirez par dessus tout (Le sang breton y est sans doutes pour quelque chose).

Vous êtes issu d’une famille aisée, avec un père commerçant qui à eu l’intelligence d’investir en bourse et qui avec de LA CHANCE, à pu offrir à sa famille un confort non négligeable pour vous, votre mère et votre sœur aînée. Votre mère dit que vous lui ressemblez beaucoup quand il était jeune, ce à quoi vous espérez que vous finirez comme lui, et non pas comme un déchet encore puceau incapable d’aligner plus de trois mots en classe sans rougir. Il ne parle généralement pas et à toujours su faire respecter son autorité sans même hausser la voix, votre père est ce que vous désirez être : un alpha à la force tranquille.

Votre mère à LA CHANCE de ne pas travailler, grâce à son mari. Comme toutes les enfants, Célestin fait confiance à sa mère, même si elle est parfois beaucoup trop invasive dans la vie privée de son fils, inquiète qu’à 15 ans, il n’ait encore jamais connu de fille, contrairement à sa sœur aînée, qui elle sortait déjà avec des garçons avant même d’entrer au lycée. Votre mère à une âme d’artiste et passe son temps à écrire, lire, peindre et s’adonner à toutes sortes d’activités diverses suivant son humeur.

Votre sœur enfin, est une fille magnifique (9.5/10 minimum, et vous n’être pas du Nord pourtant) et est considéré comme l’Élite de la famille, comparée à vous.

Vous êtes un peu le raté de la famille, vous obtenez généralement la moyenne avec justesse, à force de ne rien branler (Du moins en cours)
Vous passez votre temps à jouer aux jeux vidéos, à ne pas vous faire d’amis ou d’amies (Vous l’avez trop souvent regretté) à ne jamais sortir de chez vous, à ne pratiquer aucun sport (Ce qui pose problème quand Boubakar et Abdel, les deux brutes vous ayant pourri le collège venaient vous expliquer qui était le faible)

– Célestin.

Vous êtes un train de faire un rêve particulièrement intéressant, vous ignorez comment, mais vous êtes dans le lit d’une 10/10 qui n’as d’yeux que pour vous, Célestin, le timide un peu crasseux et surtout asocial. Un rêve que vous savez au fond de vous fictif, mais qui ne vous empêche pas d’en profiter.

– Célestin !

Vous vous réveillez en sursautant, la lumière du jour vous brûle les yeux que vous refermez aussitôt avant de mettre votre main devant la source de lumière. Vous avez reconnu la voix, c’est votre sœur qui vient de vous réveiller pour la énième fois. Vous êtes encore fatiguée de la veille, une nuit passé sur l’ordinateur jusqu’à 3h alternant entre jeux, branlette et JVC, vous êtes un vrai déchet et vous allez bien commencer l’année scolaire.

– Dépêche toi, Maman va bientôt commencer à hurler qu’on va être en retard.

– Papa est déjà parti ?

– Pas encore, allez dépêche toi. Tu devrais ranger tes mouchoirs Célestin.

Partant de votre chambre, votre sœur vous laisse dans votre malaise. Ce n’est pas la première fois qu’elle vous fait remarquer les traces de vos ébats intensifs avec votre main, bordel cette rentrée commence bien. Elle s’en moquait au début, mais maintenant elle est juste très gênée quand elle s’aperçoit que son frère dépense l’équivalent de deux paquets en une soirée. Mais qui sait, si la solitude vous convient et qu’aucune fille ne vous approche pour les 15 ans à venir, vous aurez peut être vos pouvoirs ?

Vous vous levez, attrapant les vêtements que vous aviez hier dégageant une odeur légèrement perceptible, votre tenue négligée sera un signe pour tous ceux qui voudraient sympathiser ce matin. Vous n’êtes pas venus vous faire des amis, juste avoir votre BAC et vous casser ensuite pour être indépendant et devenir un membre productif de l’élite de la nation, en touchant votre RSA et en allant dire aux esclaves d’aller cotiser pour vous.

Vous n’avez quasiment pas le temps de prendre un petit déjeuner, que vous êtes déjà dans la voiture. Votre mère dépose d’abord votre sœur à la fac de médecine, qui vous souhaite une bonne rentrée (Quelle perle cette sœur). Votre mère part ensuite pour le lycée pour vous déposer juste en face de la grille où déjà plusieurs personnes font connaissances ou se retrouve après les vacances d’été. Vous sortez de la voiture, pressée de rentrer et de savoir où vous placer pour éviter de devoir demander à des gens que vous ne connaissez pas. Il ne faudrait pas qu’on commence à vous voir comme l’asocial à quelques heures de la rentrée.

– Célestin ! Tes clés mon chéri !

Premier faux pas, tout le monde tourne la tête vers vous et vous commencez à vous sentir mal alors que les cours n’ont même pas commencés, vous vous retournez sans dire un mot et vous récupérez les clés à travers la fenêtre ouverte de la voiture et vous filez droit dans la cour en espérant que personne de votre futur classe n’as vu ce qui s’est passé.

Vous repérez rapidement où vous devez vous rendre. Plusieurs personnes sont déjà là, vous n’en connaissez aucun. Peut être le signe pour un nouveau départ et peut être se faire des amis ?

Vous avez parlé un peu trop vite. Arrivant à la traîne, toujours avec cette casquette d’abruti, Abdel vient de rentrer dans la salle. Les souvenirs douloureux refont surface et vous allez vous asseoir et lui tourner le dos en espérant qu’il ne vous verra pas avant que chacun ne se soit présentés. Vous l’observez du coin de l’œil et vous êtes à présent sur qu’il ne s’agit pas d’une copie. A peine arrivée, il commence déjà à parler aux filles, en gros forceur qu’il est, il va se refaire sa réputation du collège en deux semaines et il passera sans doutes son manque d’affection en allant cogner sur quelqu’un. Vous espérez que ce quelqu’un ne sera pas vous, car vous vous rappelez que jamais il n’as montré aucune pitié à votre égard. Et la seule fois où vous aviez tenter de répliquer, vous aviez fini la journée en boitant après deux béquilles bien placés dans votre corps de lâches.

Une main se pose sur votre épaule et vous vous sursautez. Non ce n’est pas possible…

– Hé Célestin, toi aussi t’es dans cette classe ?

Ça recommence. La vie est une pute et à décider de vous coller vos tortionnaires dans les pattes pour les 3 ans à venir. Vous commencez à suer, le congoïde, comme l’appellerait un certain Henry, garde sa main sur votre épaule.

– Et ben tu répond pas ?

– Ou-ou-oui, je-je-je suis dans cette classe, ha-ha-haaa…

– Je voulais m’excuser pour tout ce que je t’ai fait pendant le collège. J’étais un connard mais j’ai changé. Et puis vu que t’es le seul que je connais ici, on à qu’à traîner ensemble et être pote. En plus, j’ai pas envie que t’en prenne plein la gueule comme l’année dernière, si y en a un qui t’emmerde, je le soulève. Et si y en a un que t’aime pas, pareil, je le soulève.

Que s’est il passée en été pour que ce dernier change du tout au tout ? Il n’as plus l’air d’être une menace mais vous n’arrivez pas à le croire, craignant un ultime stratagème pour que vous passiez encore pour la victime cette année. Les choses s’enveniment rapidement, car Abdel vous à remarquer, ainsi que Boubakar dans le fond à discuter. Il arrive devant la table et lève la main vers son pote pour se dire bonjour.

– wesh boubakar, pk t ma pa parler pdt lété tété mort ou quoi ? et pk tu parle ac la victime de célestin ? tu veux qu’on le nik ?

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